CHEMIN DE SAINT JACQUES…en route vers Los Arcos

Les derniers jours m’ont vu parcourir la route de Pamplona à Puente la Rejna, rejoindre Estella pour arriver ensuite à Los Arcos.

Premier jour du printemps … il fait froid!

Maneru
Maneru
Photo prise par Pierre
Photo prise par Pierre
En route vers Puente la Reina
En route vers Puente la Reina
Les pèlerins mexicains
Les pèlerins mexicains
L'église du Crucifix
L’église du Crucifix
Puente la Reina, église de Saint Jacques
Puente la Reina, église de Saint Jacques

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A’ Pampleune j’ai définitivement perdu Juan, l’acteur qui ne se sentait plus de marcher, il avait un problème de cheville et peut-être était-il trop peu motivé. Nous nous sommes dits au revoir et, à l’arrivée à Barcelone, il m’a envoyé un message.

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Imprévu...
Imprévu…

Marcher sous la pluie me fatigue un peu mais la chance de voir les silhouettes du monument aux pèlerins dans la brume est une expérience inoubliable, une référence au passé, quand le chemin était beaucoup plus difficile.

Alto del Perdon...monument au pèlerin...et au vent...
Chemin de St. Jacques: Alto del Perdon…monument au pèlerin…et au vent…

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À Uterga je retrouve le célèbre trio de Mexicains que tout le monde aime mais essaye quand même d’eviter!
Pourquoi? Ils ronflent tellement fort qu’ils font douter d’être humains! À Estella dès qu’ils se sont allongés le “concert” a commencé et nous sommes tous éclatés dans un rire chorale.

110km14Pas après pas une sensation un peu bizarre s’anime en moi, je ne reconnais pas les paysages de couleur sombre et cendre typiques de l’été qui vient de se terminer…mon premier voyage débuta en 2008, au mois d’octobre.

Maintenant c’est le vert intense qui, après l’hiver, commence à masquer les collines, les pentes et les champs à production de fourrage.

Le chemin aussi a changé, certains tronçons de la voie sont aujourd’hui méconnaissables, malgré les quelques années qui ont suivi mon expérience précédente. Beaucoup de chemins ont disparu, remplacés par d’autres moins d’atmosphère, moins interessants du point de vue historique, mais plus pratiques et sûrs afin d’aqueillir un nombre toujours croissant de pèlerins.
Il suffit de regarder les statistiques de la cathédrale de Santiago qui surveille les entrées, lire les articles de la Revue de la Galice pour se faire une idée ou observer l’augmentation des auberges, pensions et des petits locaux pour s’arreter à manger ouverts le dimanche (presque une hérésie avant!).
Si je pense à l’été j’imagine les beaux villages, ses structures en grès typique de la tradition navarraise, envahis et, peut-être, un peu déformés par les “troupeaux” de pèlerins ou randonneurs de différents types qui avancent vers Santiago.
Les nouveaux sentiers, qui ont souvent la largeur d’une route, ont été ouverts par des moyens mécaniques, ensuite couverts par des couches de sable et de gravier afin d’assurer la correcte évacuation de l’eau de pluie. Dans de nombreux endroits ils sont couverts de béton ou d’asphalte ou bien en pavée.
La nécessité de “réguler les flux en imposant des mois de pointe a signifié que les municipalités ont retracé le chemin dans leurs banlieues, en contournant les austères centres historiques réunis autour des églises et des monuments fascinants du XIIe siècle”.

Nostalgie?

Non! Certainement mon expérience du 2008 était très différente de celle faite par les pèlerins des années 60 ou avant, qui sait, au Moyen Age …
J’ai l’impression qu’on perd des particularités liées à la nature même du chemin et ses endroits. Un exemple, la pierre noircie par le temps qui a marqué l’entrée de Estella, réalisée par Aimeryc Picaud, a été reproduite et incorporée dans une nouvelle fontaine à l’entrée du village …
Tous, auberges, bars et tavernes, ont leur propre wi-fi (pour l’Italie c’est futuriste!) et dizaines de prises électriques pour recharger les smartphones.

Mais il faut regarder dans les yeux la réalité de nos temps et comprendre que les mairies locales ont la necessité de réglementer le passage des pèlerins de plus en plus nombreaux, et de garder l’environnement sûr, propre, avec un accès facile aux balayeuses.

Selfie avec Canada et New York
Selfie avec Canada et New York

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Eglise de Saint Miguel
Eglise de Saint Miguel

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Couvent de Irache
Couvent de Irache
Source de vin à Irache
Source de vin à Irache

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Je suis content d’avoir vécu cette expérience, je reconnais les collines et choisir de dévier vers les monuments c’est comme à voir rendez-vous avec des amis que je ne vois depuis longtemps. Le retable de Los Arcos est toujours là, dans l’ombre peut-être, de la vieille église en pierre …grise et silencieuse…

JOUR 7

Au départ de Los Arcos, ce matin, m’a surpris la neige … et de l’eau … beaucoup d’eau!

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A’ bientot!